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PeynetNé à Paris, Raymond Peynet entre à 15 ans aux Arts appliqués... école qui, par chance, est située juste en face du bistrot de ses parents, auvergnats "montés" dans la capitale quelques années auparavant. Mais c'est en entrant dans la vie active, chez « Tolmer », agence de publicité, qu'il commence à apprendre véritablement son métier de dessinateur en effectuant différentes tâches, du balayage de l'agence au dessin d'étiquettes de parfums et de décors de boîtes de gâteaux, jusqu'à la conception de diverses publicités.

En 1930, Raymond Peynet épouse Denise, au nom prédestiné "Damour". Afin de mieux gagner sa vie, il publie ses dessins dans la presse parisienne, très abondante à cette époque : le Rire, Rire à deux, Paris Magazine, The Boulevardier -journal réservé aux Britanniques résidant à Paris-, etc.

1942 va marquer un tournant dans sa vie. Devant remettre un pli confidentiel à un correspondant à Valence, dans le département de la Drôme, Raymond Peynet se trouve au point de rendez-vous, assis sur un banc, face au kiosque à musique (classé Monument Historique depuis 1982). C'est là qu'il imagine un petit violoniste aux cheveux longs jouant tout seul dans le kiosque de Valence et une admiratrice l'écoutant.

Quelques années plus tard, le violoniste a donné sa place au poète... et l'admiratrice est devenue sa compagne. « Les Amoureux de Peynet » étaient nés ! Et ont fait le tour du monde... sur des porcelaines, des écharpes, des médailles, sous forme de poupées, de statues -telle celle élevée à Hiroshima au Japon-, dans des livres... sur tout ce qui symbolise l'Amour ! Brassens a ainsi confié qu'il n'aurait pas écrit "les bancs publics" sans Les Amoureux de Peynet, Charles Aznavour y a également consacré une chanson interprétée par Marcel Amont, "les Amoureux de Papier". Actuellement, 4 musées sont consacrés aux Amoureux de Peynet : Antibes, Brassac les Mines (ville native de la mère de Raymond Peynet), Karuizawa (Nagano - Japon) et Sakuto-cho (Okayama - Japon).
En 1990, Raymond Peynet coréalise avec le fresquiste Guy Ceppa une fresque sur une façade d'une maison ancienne, « Le mur des amoureux de Peynet ». Passage quasi-obligé des jeunes mariés, véritable symbole de la joie de vivre, elle représente un couple uni s'envolant au-dessus du jardin d'Eden.
Citoyen d'honneur de la ville du Cannet, Raymond Peynet s'est éteint dans sa 90ème année, le 14 janvier 1999... un mois tout juste avant le jour de "sa Saint-Valentin" !