Découvertes

Raymond Peynet (1908-1999)

PeynetNé à Paris, Raymond Peynet entre à 15 ans aux Arts appliqués... école qui, par chance, est située juste en face du bistrot de ses parents, auvergnats "montés" dans la capitale quelques années auparavant. Mais c'est en entrant dans la vie active, chez « Tolmer », agence de publicité, qu'il commence à apprendre véritablement son métier de dessinateur en effectuant différentes tâches, du balayage de l'agence au dessin d'étiquettes de parfums et de décors de boîtes de gâteaux, jusqu'à la conception de diverses publicités.

En 1930, Raymond Peynet épouse Denise, au nom prédestiné "Damour". Afin de mieux gagner sa vie, il publie ses dessins dans la presse parisienne, très abondante à cette époque : le Rire, Rire à deux, Paris Magazine, The Boulevardier -journal réservé aux Britanniques résidant à Paris-, etc.

1942 va marquer un tournant dans sa vie. Devant remettre un pli confidentiel à un correspondant à Valence, dans le département de la Drôme, Raymond Peynet se trouve au point de rendez-vous, assis sur un banc, face au kiosque à musique (classé Monument Historique depuis 1982). C'est là qu'il imagine un petit violoniste aux cheveux longs jouant tout seul dans le kiosque de Valence et une admiratrice l'écoutant.

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Henri Lebasque (1865-1937)

LebasqueNon loin de Pierre Bonnard dont il fut ami, se trouve enterré au cimetière Notre-Dame-des-Anges Henri Lebasque, peintre français installé au Cannet en 1924. Assistant d'Humbert sur les fresques du Panthéon, ami de Pissaro, son style se voit influencé par le courant impressionniste. Il participe à des expositions collectives : Salon des Indépendants et des Artistes Français, ainsi qu'à la fondation du Salon d'Automne en 1903, dont il reste membre jusqu'à sa mort. Très créatif, Lebasque réalise de très nombreuses œuvres, où sont souvent représentés les membres de sa famille.

Henri Lebasque découvre le Midi vers 1906 grâce à son ami Manguin qui l'invite à séjourner dans sa villa de Saint-Tropez. La lumière méditerranéenne est une véritable révélation. Il revient régulièrement en Provence et finit par s'installer en 1924 au Cannet. Il loue d'abord la villa Beau-Site dans la rue des Ardissons avant d'acheter vers 1930 une maison, au 21 rue des Danys, où il installe son atelier. Il peint au Cannet une importante série de nus, partageant avec Bonnard, quelque temps, le modèle Claudine, venant de Paris.

En 1935, Lebasque participe avec Bonnard au 1er salon des artistes du Cannet organisé par la municipalité. Bien que reconnu de son vivant, le peintre mènera au Cannet une existence retirée et discrète. Il meurt le 7 août 1937. L'atelier et la maison ont été rasés vers 1970.

Une période faste

La Belle époque

Belle epoque

Le Cannet voit arriver les premiers aristocrates français et étrangers, quarante ans environ après la découverte de Cannes, en 1834 par Lord Brougham. Attirée par le climat du midi, l'aristocratie internationale s'installe sur la commune à partir de 1876, la colonie anglaise étant de loin la plus importante. La ville acquiert alors rapidement une réputation de station hivernale. Cette aristocratie étrangère côtoie également une grande bourgeoisie venue des grandes villes industrielles, dont certains s'engagent dans la construction de maisons de rapport.

A la Belle Epoque, le tourisme et la villégiature aristocratiques sont à leur apogée, de nombreux architectes s'implantent sur la commune : Stoecklin, Warnery, Raisin... Les hivernants achètent de grands terrains souvent bien exposés avec vue sur la mer et l'Estérel qu'ils aménagent en parcs. Les endroits les plus prisés et recherchés sont situés au quartier de la Colle, de Terrefial, du Camp long et dans le secteur de Grande-Bretagne. Quelques villas ont été construites dans le quartier des Prés, aujourd'hui Le Tivoli. Il était considéré autrefois comme le plus bel endroit du Cannet, planté des plus beaux orangers de la région. La plupart des façades sont recouvertes d'enduits colorés et habillées d'une frise décorative.

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Villas célèbres

Villa Printemps, Auguste Renoir (1841-1919)

villa celebre roc tavel

La villa Printemps est une grande maison blanche qui surplombe le boulevard Gambetta. C'est Frumence Dumoulin, propriétaire à Lyon, qui la fait construire vers 1890, certainement comme placement immobilier puisqu'elle servira de pension de famille meublée. Elle est conçue comme une maison de grand standing, avec chambres de maître et de domestiques et tout l'équipement nécessaire pour le confort. Dans les années 30, elle est louée avec linge et argenterie. Elle abrite au début du XXe siècle des personnes ayant une certaine notoriété dans le domaine des arts et des sciences.

Auguste Renoir, peintre français atteint de rhumatisme articulaire, se retire vers la fin de sa vie dans le midi. Il s'établit d'abord à Grasse, puis s'installe au Cannet dans la villa Printemps en février 1902 avec sa femme et ses enfants. Il y séjourne peu de temps, n'appréciant guère Cannes et Le Cannet pour son côté mondain. Cagnes sur Mer lui convient mieux, et il se fixe alors définitivement dans sa maison « Les Collettes » où il finit ses jours.
En 1905, Henri Beaunis devient le propriétaire de la villa et s'y établit avec sa femme. Ce médecin est une sommité dans le domaine de la psychologie, puisqu'il fonde en 1889, à la Sorbonne, le premier laboratoire français de la psychologie expérimentale. Bien que n'étant pas originaire du Cannet, il est très intégré dans la vie sociale du village, considéré comme un notable. A ce titre, sa femme participe activement aux bonnes œuvres de la ville. Il décède en 1921 dans sa maison.

 

Villa Roc Tavel, Auguste Tavel (1854-1930)

Auguste Tavel artiste-peintre, désire s'installer au Cannet après une visite à son frère, alors Directeur de la Cie du Gaz à Cannes. Il est tout de suite séduit par la lumière éclatante et le panorama, depuis les collines de la Colle.
Il fait construire sa villa qu'il appellera Roc Tavel, dans un parc boisé de 4000 m2. Henri Stoecklin en dessine les plans. Au rez-de-chaussée, l'architecte prévoit un grand atelier d'artiste de 54 m2, au premier étage, quatre chambres de maîtres. Dans la salle à manger, Louis Pastour peint le plafond en faux bois ; le peintre Baraize compose sur trois côtés de la pièce des motifs décoratifs.

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Autres personnalités

autre personnalite

Son Altesse La Bégum Aga Khan III (1906 - 2000)

Le 1er juillet 2000, la ville du Cannet est en deuil. Son altesse la Begum Aga Khan III s'est éteinte à 94 ans dans sa villa Yakimour de l'avenue Victoria. Née Yvette Blanche Labrousse en 1906, rien ne la destine de par ses origines modestes - son père est conducteur de tramway et conseiller municipal au Cannet, sa mère couturière – au magnifique destin qui sera le sien. En 1930, elle est élue Miss France, huit ans plus tard, elle rencontre le Sultan Mohammed Aga Khan, chef religieux des Ismaéliens, de 29 ans son aîné. Elle épouse ainsi en Suisse, en 1944 l'homme le plus riche du monde, se convertit à l'islam et devient S.A. La Bégum, la quatrième femme du Prince.

Ils s'installent dans la villa avenue Victoria dont le permis de construire a été déposé en 1937 et lui donnent le nom de Yakimour : Y pour Yvette, ak pour Aga Khan, i pour iman, mour pour amour-. Dans cette propriété entourée d'un parc, S.A la Bégum aura l'habitude de réunir les membres du jury du festival du film à Cannes.

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Label Ville et Métiers d'Art

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« Une invitation à découvrir les ressources parfois méconnues d'un esprit français, où la création est au service d'un certain Art de Vivre... »

On doit cette définition du label « Ville et métiers d'Art » à l'ancien ministre François Doubin, président-fondateur de l'association éponyme. Un adage toujours d'actualité... pour un art de vivre cultivé quotidiennement au Cannet !

Le label ville et métiers d'Art a ainsi été crée en mai 1992 à l'occasion de rencontres entre élus locaux et professionnels pour promouvoir des métiers parfois multiséculaires. Il est attribué aux communes qui s'engagent à aider les artisans, à favoriser la création d'ateliers, et à créer des structures de promotions locales. Distinguée pour la 1ère fois en 2004, la ville du Cannet fait partie des 64 communes françaises à le détenir dont seulement 5 dans les Alpes Maritimes.

 

Artistes et Artisans d'Art

Guide-ArtistesArtisans-d-art

Des métiers séculaires

Les artisans d'arts qui exercent rue Saint-Sauveur sont souvent des maîtres reconnus dans leurs disciplines respectives. Deux orfèvres de renom, l'un au bas de la rue, Daniel Arnoul, l'autre en haut, Marc Maroni partagent ainsi ce savoir-faire rarissime qu'est l'objet monté d'orfèvrerie, devenu au XVIème siècle le cadeau favori des princes et des puissants.

Ecole des Beaux-Arts de Paris puis école du Louvre pour Michel Camps, restaurateur de tableaux dans son « atelier des Impiniers », école des tapissiers de Faidherbe-Chaligny pour « Guy Paquinet », installé depuis 35 ans dans la rue, enseignement de la prestigieuse école d'optique et d'horlogerie de Morez pour le lunettier d'art de la « Maison Salanson », ou encore formation à l'école Stradivari de Crémone pour le maître luthier Nicolas Chassaing..., autant d'extraits de curriculum vitae qui révèlent des parcours professionnels à la hauteur de leurs talents.

Ces ateliers d'artisanat comme tous ceux de la rue Saint-Sauveur, l'ébénisterie « Atelier d'Eric », la joaillerie « Diamonds & difference » ou « Saint-Sauveur Décor » ont pour point commun une même passion pour leurs métiers dont ils sont su préserver et actualiser des traditions et où talent et inspiration s'allient pour certains au design contemporain.

 

Une palette d'artistes

Invitation permanente aux rencontres et à une promenade artistique, la rue Saint-Sauveur compte aussi nombre d'artistes. Fabrication de bijoux pour « Graine d'étoiles » et « Very Micky », objets et tableaux en laque chez « Urushi », vous pourrez aussi voir des peintures à « l'atelier Gourdon », des gravures et estampes à « l'Atelier », des créations en vitraux à l'atelier « Artvitrail », ou encore des sculptures chez « Vida Parme »... Une diversité d'arts, de techniques -à découvrir aussi chez le graveur-imprimeur « Cannettimbres »-, et de créations, qui participent à cette ambiance si particulière à la rue Saint-Sauveur.
Une visite que vous prendrez plaisir à conclure ou à ponctuer d'une pause fraîcheur, d'un déjeuner ou dîner sur l'une des terrasses des nombreux restaurants de la rue.

Pour en savoir plus, téléchargez le guide : « Artistes et artisans d'Art, au fil de la rue Saint-Sauveur »